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 La prière du feu..........

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مُساهمةموضوع: La prière du feu..........   الأربعاء 20 فبراير 2013 - 12:40


Louange à Allah

1/ Les termes utilisés dans la prière sont clairs, mais
il n’y a aucun mal à les expliquer davantage :

- « dénouer les nœuds » signifie trouver une
issue aux complications et difficultés que l’on a du mal à résoudre. Cela peut
aussi signifier : « apaiser la colère.

- « dissiper les soucis » signifient effacer
les troubles et la tristesse

- « satisfaire les besoins » signifient obtenir
ce que l’on veut et atteindre ce que l’on cherche.

- « réaliser les désirs notamment la belle fin »
signifie réaliser ses souhaits aussi bien ici-bas que dans l’au-delà. Ce qui
implique la bonne fin.

- « solliciter la descente de la pluie grâce à Son
noble visage » signifient qu’on lui demande d’invoquer Allah le Très Haut
pour faire descendre la pluie

- le terme « ghamam »
signifie : nuage.

2/ ce que certaines personnes ont dit, à savoir que cette
prière n’implique pas de shirk et que vous
pouvez maintenir son utilisation, est faux, en raison de son contenu clairement
contraire à la Charia :

a) le fait de la réciter au moment de l’arrivée d’un
malheur, ce qui constitue l’invention d’une cause pour un acte cultuel ;

b) le fait de le porter à un nombre déterminé (4444)
fois, ce qui constitue une quantification inventée de l’acte cultuel

c) le fait de rendre sa lecture collective, ce qui revient
à attribuer une modalité inventée à l’acte cultuel

d) elle renferme des expressions
contraires à la Charia, donc un shirk ajouté
à une exagération à l’endroit du Prophète (bénédiction et salut soient sur
lui) en lui attribuant des actes que seul Allah est en mesure d’accomplir comme
la satisfaction des besoins, la dissolution des nœuds, la réalisation des désirs,
la sollicitation d’une bonne fin. Allah a donné à son Prophète (bénédiction
et salut soient sur lui) l’ordre suivant : « Dis: "Je ne possède aucun
moyen pour vous faire du mal, ni pour vous mettre sur le chemin droit". »
(Coran, 72 :21)

e) il a abandonné ce que préconise
la loi et a inventé une prière et une invocation de lui-même, ce qui revient
à accuser le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) d’avoir négligé
l’explication de ce dont les gens ont besoin. Ce qui implique la prétention
de compléter la Charia. Or le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui)
a dit : « Quiconque introduit une innovation dans notre affaire n’est
pas des nôtres » (rapporté par Boukhari, 2550
et Mouslim, 1718. La version de ce dernier se présente en ces
termes : « toute œuvre contraire à notre affaire est rendue à son auteur ».


Ibn Radjab, le hanbalite (Puisse
Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit : « ce hadith constitue un des
principes de l’Islam. C’est comme une balance qui permet de mesurer les aspects
externes des actes, de la même manière que le hadith qui dit : « les actions
sont fonction des intentions qui les dictent » constitue une balance pour
mesurer les aspects internes des actes. De même que toute œuvre à travers laquelle
on ne vise pas la face d’Allah Très Haut ne procurera aucune récompense à son
auteur, de même toute action non conforme à l’ordre d’Allah et Son messager
est rendu à son auteur. Toute action non autorisée par Allah et Son messager
n’a rien à voir avec la religion ». Djami al-uloum wa
al-hikam 1/180.

An-Nawawi (Puisse
Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit : «Ce hadith constitue une des grandes
règles de l’Islam, une des expressions riches et succinctes du Prophète (bénédiction
et salut soient sur lui). Le hadith réfute clairement les innovations et les
inventions. La deuxième version comporte une précision supplémentaire : certaines
innovateurs pourraient persister dans une pratique innovée par un autre et si
on leur cite la première version du hadith, ils diront ce n’est pas nous qui
avons inventé la pratique. Mais alors on leur cite la deuxième version : « toute
action » qui implique clairement le rejet de toute action innovée, qu’elle
soit l’œuvre du pratiquant ou celle d’un prédécesseur. Ce hadith doit être mémorisé
et utilisé pour combattre les actes répréhensibles, et diffusé pour qu’on l’utilise
comme argument. » Sharh Mouslim, 12/16).

3/ S’agissant du Mawlid,
sa célébration est une innovation. Si celle-ci constituait une bonne action,
le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et ses compagnons auraient
été les plus prompts à le faire. La plupart des prières qu’on y récite sont,
soit faibles, soit apocryphe et glissés dans la biographie du Prophète (bénédiction
et salut soient sur lui), et elles impliquent l’exagération à l’endroit de notre
Prophète (bénédiction et salut soient sur lui). Voici les propos des ulémas
à cet égard :

A. Cheikh al-Islam
Ibn Taymiyya (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a été
interrogé à propos de celui qui procède chaque année à une lecture complète
du Coran au cours de la nuit de la naissance du Prophète (bénédiction et salut
soient sur lui) pour savoir si c’est recommandé ou pas ?

Voici sa réponse : « Louange
à Allah. Le fait de réunir les gens autour d’un repas lors des deux fêtes et
des jours de tachriq (11e, 12e et 13e
jours) du 12e mois lunaire est une sunna. Cela fait partie des pratiques
instituées par le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) pour
les musulmans au même titre que l’aide aux pauvres par l’apport de nourritures
pendant le Ramadan. Cela fait partie des bonnes pratiques de l’Islam. Car le
Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Celui qui donne
à un jeûneur de quoi couper son jeûne aura une récompense égale à la sienne.»
Le fait de donner aux pauvres lecteurs du Coran ce qui les aide à poursuivre
la lecture est une bonne action à faire à tout moment. Quiconque les assiste
partage leur récompense.

Quant à l’adoption de fêtes illégales
comme la nuit du mois de Rabi I dont on dit qu’elle marque la naissance du Prophète
(bénédiction et salut soient sur lui) ou certaines nuits de Radjab
ou le 18e jour de Dhoul Hidjdja
ou le 1er vendredi de Radjab ou le 8e jour
de Shawwal que les ignorants appellent « la fête des pieux » ;
tout cela constitue des innovations que les ancêtres pieux n’avaient pas recommandées
et n’avaient pas pratiquées. Allah le Transcendant et Très Haut le sait mieux.
Al-Fatawa al-Koubra, 4/415).

B. Ibn al-Hadj dit : «Certains
contemporains font le contraire de la vénération puisque dès l’arrivée du noble
mois Rabi I, ils se plongent dans les distractions et les jeux et se mettent
à battre des tambours, etc comme dit précédemment.


Que celui qui pleure le
fasse pour soi-même et pour l’Islam et ses partisans, adeptes de la Sunna, qui
sont devenus (comme) des étranges.

Si seulement ils se contentaient de se conformer à l’esprit
(de la célébration) ! Hélas, certains d’entre eux prétendent observer des
règles et commencent par la lecture du saint livre. Et puis ils regardent ceux
qui maîtrisent mieux qu’eux les méthodes d’excitation. Et puis ils portent le
nombre de lecture à 10. Ceci comporte des inconvénients qui se manifestent sous
plusieurs aspects.

En fait partie l’acte du récitant qui consiste à répéter
des chants dans une disposition légalement répréhensible,comme nous l’avons
déjà expliqué.

Le deuxième est que la chose implique un manque de respect
pour le livre d’Allah, le Puissant et Majestueux.

Le troisième est qu’ils divisent le livre d’Allah en
sections, et se livrent à des plaisirs charnels comme l’écoute de sources de
distraction et l’usage d’instrument de musique, et les différentes manières
(de chanter) qu’emploie le chanteur entre autres choses.

Le quatrième est qu’ils affichent le contraire de ce
qu’ils cachent, ce qui est une qualité inhérente à l’hypocrisie. Car celle-ci
consiste à afficher une chose tout en voulant une autre en dehors des cas dans
lesquels la loi autorise ce comportement. Ceci est dû au fait qu’ils se mettent
à réciter le Coran alors que leur véritable dessein est de chanter.

Le cinquième est que certains d’entre eux réduisent la
récitation à cause de sa forte propulsion pour le divertissement qui doit suivre
comme précédemment indiqué.

Le sixième est que quand le lecteur
du Coran prolonge sa lecture, certains auditeurs commencent à s’ennuyer pour
la longueur de la lecture,et, si le lecteur ne s’arrête pas, ils commencent
à s’occuper de ce qui leur plaît en fait de distraction. Or ceci est contraire
à la description qu’Allah le Très Haut fait de ceux qui craignent (Allah) parmi
les croyants. En effet, ils aiment à entendre la parole de leur Maître comme
le dit le Très Haut dans l’hommage qu’Il leur rend : « Et quand ils entendent
ce qui a été descendu sur le Messager (Mouhammad)
tu vois leurs yeux déborder de larmes, parce qu' ils ont reconnu la vérité.
Ils disent: "ش notre Seigneur! Nous croyons: inscris- nous
donc parmi ceux qui témoignent (de la véracité du Coran). » (Coran, 5 :83
). Ici Allah le Très Haut décrit celui qui écoute Sa parole comme on vient de
le mentionner.

Certains des gens (dont le comportement est stigmatisé
ici) font le contraire. Car, après avoir entendu la parole de leur Maître, ils
se mettent ensuite à danser, à manifester joie et allégresse d’une façon indécente.
« Nous sommes à Allah et c’est à Lui qui nous retournerons ! ». Ceci
prouve qu’on n’a pas honte de commettre des péchés ; ils perpétuent des actions
sataniques, demandent la récompense du Seigneur des univers et prétendent se
livrer à de bonnes actions cultuelles. On eût souhaité que ce comportement se
limitât à la populace. Malheureusement, l’épreuve est généralisée de sorte que
certains que l’on croit détenir une part de science et la mettre en pratique
se comportent comme tout le monde. C’est aussi le cas de certains Cheikh (soufis)
qui s’occupent de l’éducation des disciples. Tous ceux-là sont concernés par
ce qui vient d’être dit.

Par ailleurs, il est étonnant que cette ruse satanique
dissimulée leur échappe. Ne voyez-vous pas que quand un buveur de vin commence
à boire, il ressent au début les effets de l’alcool gagne sa tête. Et puis quand
les effets le prédominent, il perd sa pudeur et sa retenue devant l’assistance,
et ce qu’il avait l’habitude de dissimuler se dévoilent devant ses compagnons
présents.

Regardez ! (Puisse Allah t’accorder
Sa miséricorde et nous l’accorder aussi). Quand le chanteur (religieux) chante
on aperçoit sur lui les marques de la respectabilité, de la retenue et de la
bonne tenue ; et les gens (connaisseurs)des signes, des expressions, des enseignements
et des biens l’écoutent attentivement. Et puis quand il entre en transe, il
commence à secouer sa tête comme le font les buveurs de vin exactement, comme
nous l’avons précédemment indiqué. Ensuite, plus sa sensation intérieure se
renforce, plus il perd de sa pudeur et de sa retenue, comme nous l’avons déjà
dit à propos du vin. C’est pourquoi, il en vient à se lever pour danser, tendre
le cou, appeler des gens, pleurer ou faire semblant de pleurer, se donner une
apparence de révérence, entrer, sortir, tendre ses mains, les lever vers le
ciel comme si du secours lui venait de là. Et puis sa bouche dégage de l’écume,
et il peut aller jusqu’à déchirer ses vêtements et jouer de sa barbe. Ce qui
est manifestement répréhensible. En effet, le Prophète (bénédiction et salut
soient sur lui) a interdit le gaspillage de biens. Or le déchirement des vêtements
relève du gaspillage.

Le deuxième est que l’intéressé s’isole des raisonnables
du moment où il commence à adopter le comportement qui est celui des fous dans
la plupart des cas. Voir al-Madkhal, 2/5-7.

C/ La commission permanente dit
ceci : «Il n’est pas permis de célébrer la naissance du Prophète (bénédiction
et salut soient sur lui) puisque cela constitue une pratique inventée que ni
le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) ni ses successeurs
bien guidés ni les ulémas des trois meilleures générations n’avaient faite.
Fatawa de la Commission permanente 3/2.

D/ Cheikh Ibn Baz
a été interrogé en ces termes : « est-il permis aux musulmans de se rassembler
à la mosquée au cours de la nuit du 12/3 de l’année lunaire, pour se souvenir
de la vie du Prophète, dans le cadre de la célébration de l’anniversaire de
sa naissance, sans faire du lendemain un jour férié ? Ceci fait l’objet d’une
divergence de vues en nos seins. Certains disent que c’est une belle innovation,
d’autres disent que c’est une mauvaise innovation... ?

Voici sa réponse :

« Les Musulmans n’ont pas à
célébrer l’anniversaire de la naissance du Prophète (bénédiction et salut soient
sur lui) ni le 12 de Rabi’ I ni à une autre date. De même ils n’ont pas à célébrer
l’anniversaire de la naissance d’un autre parce que la célébration des anniversaires
fait partie des innovations introduites dans la religion. En effet, le Prophète
(bénédiction et salut soient sur lui) n’avait pas célébré l’anniversaire de
sa naissance. Pourtant, c’est bien lui qui était chargé de transmettre la religion
et mettre en place les Lois établies par son Maître Transcendant et Très Haut.
Il n’avait pas donné l’ordre de célébrer son anniversaire, et ni ses successeurs
ni ses compagnons ni ceux qui les ont bien suivis parmi les meilleures générations
ne l’ont pas célébré. Ce qui permet de savoir qu’il ne s’agit que d’une innovation.
Or le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « quiconque
introduit dans notre affaire (religion) quelque chose qui n’en fait pas partie,
son acte sera rejeté ». Et la célébration des Mawlid ne fait pas partie de l’affaire du Prophète
(bénédiction et salut soient sur lui). C’est plutôt une pratique que des gens
ont introduite dans la religion au cours des siècles derniers. Ce qui la rend
inacceptable.

Le Prophète (bénédiction et salut
soient sur lui) disait dans son sermon du vendredi : « cela dit, le meilleur
discours réside dans le livre d’Allah et la meilleure voie est celle de Muhammad
(bénédiction et salut soient sur lui) et la pire des choses sont les pratiques
innovées (dans la religion). Et toute innovation est une aberration. »
(rapporté par Mouslim dans son Sahih et cité par an-Nassaï
grâce à une bonne chaîne de transmission et il ajoute : « toute aberration
conduit à l’enfer ».

Au lieu de célébrer la naissance du
Prophète (bénédiction et salut soient sur lui), on devrait se contenter de
l’enseignement de sa biographie et les événements qui ont jalonné sa vie, aussi
bien avant qu’après l’avènement de l’Islam, dans les écoles, les mosquées et
ailleurs. Cela comprendrait l’explication de tout ce qui touche à sa naissance,
jusqu’à la date de son décès. Mais point n’est besoin d’inventer une célébration
que ni Allah ni Son Messager n’ont instituée et qu’aucun argument religieux
ne soutient.

Allah est Celui auprès de Qui l’on cherche assistance,
et nous demandons à Allah le Très Haut de bien guider et assister tous les musulmans
à se contenter de la Sunna et à se méfier de l’innovation (bid’a). Fatawa de
Cheikh Ibn Baz (4/289). Allah le sait mieux.
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